Visiter La Havane – les visites insolites

Top 5 des visites insolites à faire à la Havane, quartier par quartier :

Quartier Miramar, Vedado,  Nuevo Vedado

• El Cementerio de Cristóbal Colón, considéré parmi les plus importants cimetières au monde pour la richesse des pièces d’art qu’il renferme. Assez beau de l’extérieur (murs pastels jaune avec des croix blanches, et quelques sculptures), le cimetière tient ses promesses à l’intérieur. Pas de José Marti ni de Che Guevara, mais quelques tombes illustres parmi lesquelles celles d’Ibrahim Ferrer, et Pyo Leyva, deux des membres du célèbre « Buena Vista Social Club », groupe mythique et mondialement connu de la musique cubaine et partenaires de Compay Segundo, celle de Korda, de son vrai nom Alberto Diaz Gutierrez, le célèbre photographe, auteur légendaire du portrait du « Che »… Classé monument national, le cimetière est l’hôte d’une multitude de madones Art nouveau, de gargouilles gothiques et d’anges Art déco prêts à prendre leur envol.

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Cementerio Colon, La Havane ©Anton Zelenov

« El Callejon de Hamel ». Petit musée à l’air libre de l’art d’origine africaine situé dans le quartier Cayo Hueso, à l’écart du circuit touristique de La Havane, un quartier poussiéreux et délabré, cosmopolite, coincé entre le Vedado, quartier résidentiel aux demeures luxueuses, le Centro Habana et la vieille ville. Ce quartier reste méconnu, comme insoumis. Et pourtant… A quelques encablures du bord de mer, au détour d’une ruelle, un passage offre aux curieux un enchevêtrement de fresques murales flamboyantes. Œuvre grandiose d’un personnage atypique, fier de ses racines africaines : Salvador Gonzàles Escalona. Peintre muraliste, sculpteur, il a fait descendre l’art dans la rue et su redonner une identité à ce quartier. Puisant son inspiration dans la culture africaine et la santería, l’artiste met en scène les cultes yorubas, la secte Abakua, le culte Congo d’origine bantou et les Araras.Tous les dimanches, le callejón de Hamel s’anime au son de la rumba, une danse qui remonte aux esclaves venus d’Afrique. Fête extrêmement populaire, elle rassemble des danseurs et des musiciens qui enchaînent diablement les séquences au rythme des tambours. Grosse ambiance garantie. Attention néanmoins aux picpockets malgré la présence policière.

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Callejon de Hamel, La Havane ©Kirua

La Vieille Havane

• El Convento de Santa Clara – Fermé le samedi et le dimanche. L’édifice est très large, formant un grand quadrilatère délimité par les rues Habana, Cuba, Sol et Luz. Il s’agit du premier couvent de religieuses fondé à La Havane. Sa construction commence en 1638 et, six ans plus tard, les religieuses venues des Indes, de Carthagène s’y installent (comme l’indique l’inscription reportée sur la frise du chœur). Les plafonds sont en boiseries ouvragées, d’excellente facture, et la distribution de l’espace, à l’intérieur de l’édifice, reflète les modèles typiques de l’époque : un cloître à deux étages qui se déploie autour d’une cour intérieure. L’église occupe une seule nef rectangulaire située dans un coin du périmètre. Les religieuses quittent le couvent en 1922, pour s’installer dans un autre monastère construit en ville. Le couvent devient alors le siège du secrétariat aux Travaux publics. Aujourd’hui, deux de ses cloîtres ont été restaurés. L’un d’eux accueille le Centre national de conservation et de restauration et muséologie (Cencrem) qui développe une large activité scientifique, de recherche et d’enseignement dans ces domaines. L’autre cloître, récemment restauré, et appelé El Claustro del Marino (le cloître aux Marins), abrite la Residencia Académica (Résidence académique). Cette maison typique, de style mauresque, avec des balcons en bois, a été transformée en auberge. Elle propose aux amoureux de l’histoire et de la culture une ambiance tranquille, accueillante et familiale, à des prix intéressants, en plein cœur de la Vieille Havane.

Autour du Capitole et du Parque Central

El Museo de los Orishas (Asociacion Cultutal Yoruba). L’association culturelle yoruba a désormais son siège dans un ancien palais récemment restauré avec les efforts et la collaboration de ses membres et situé sur le Prado. Ici les dieux Yorubas sont représentés par des sculptures grandeur nature, des répliques fidèles de celles qui existent dans divers sanctuaires au Nigeria, même si elles varient en taille. Elles sont l’œuvre du sculpteur cubain Pérez Valdés Lázaro. L’artiste Carmelo González (Jr.), qui a contribué à plusieurs des toiles, est également directeur artistique du musée. De l’époque esclavagiste, il subsiste une population noire importante et un fort culte de la Santeria. Vous apprendrez à reconnaître les principales figures de la Santeria, grâce aux couleurs qui leur sont associées. Vous y découvrirez les tambours Bata utilisés lors des cérémonies.  Vous entrerez dans « l’antre afro-cubaine » et profiterez du spectacle et de la musique jouée devant vous : rumba, columbia, guaguancó… exprimant le culte et les traditions de la culture africaine et son empreinte sur l’identité cubaine.  La Santería est issue du culte yoruba de l’ancien royaume du Dahomey (Nigéria et Bénin actuels). Avec le Brésil, Cuba reste le pays où a pu se développer cette religion des « Orishas », dieux dont les esprits se manifestent à travers les initiés, et qui ont dû, un temps, être dissimulés derrière les noms de saints catholiques.

De l’autre côté de la Baie de La Havane et à l’extérieur de la ville :

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Organopónico Alamar, La Havane © Susanne Bollinger

l’Organoponico d’Alamar. Une rencontre avec les intervenants d’un projet agricole communautaire, un collectif de travailleurs gère une grande ferme urbaine, un marché et un restaurant. Les outils manuels et la main d’œuvre ont replacé les machines consommatrices de pétrole. Les engrais sont produits par des vers de terre et le compostage. L’eau est économisée par un système irrigation au goutte-à-goutte et la communauté est approvisionnée par toute une variété de produits sains. Cette nécessité d’introduire l’agriculture au cœur des villes a commencé à la chute de l’Union Soviétique et la perte pour Cuba de plus de 50% des importations de pétrole, d’une bonne partie de ses aliments et de 85% de ses échanges économiques. Les transports furent paralysés, la faim fit son apparition et le Cubain moyen perdit environ 15 kg. Les Cubains ont donc commencé, par nécessité, à faire pousser des légumes organiques, à développer des pesticides et fertilisants biologiques de substitution aux produits dérivés du pétrole. Puisqu’ils ne pouvaient plus faire rouler leurs vieilles voitures, ils se sont mis à marcher, à faire du vélo, à prendre le bus, à faire du covoiturage. Les Cubains sont aussi en train de remplacer leurs machines agricoles par la traction animale, et les jardins installés en milieu urbain réduisent les transports. On estime aujourd’hui que 50% des légumes consommés à la Havane sont produits à l’intérieur de la ville, tandis que les autres villes et villages cubains assurent entre 80 et 100% de leurs besoins. Cuba consomme désormais 21 fois moins de pesticides. Ils ont réussi à produire à grande échelle des pesticides et des fertilisants biologiques, et en exportent une partie vers d’autres pays d’Amérique latine. Découverte du petit marché paysan authentique. Fermé le dimanche.

Les horaires, les tarifs, les jours d’ouverture et de fermeture étant sujet à modifications de la part des autorités cubaines, toutes ces informations sont donc données à titre indicatif.

Retrouvez toutes nos visites et excursions sur https://zoom.guide/cuba.

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